Stabilité supposée des investisseurs
Dans un premier cas, je décris un fonds ouvert dont la base d’investisseurs était jugée très stable. Avant le choc, cette stabilité était presque un axiome. Après une série d’événements exogènes, une partie de ces investisseurs a pourtant demandé des rachats importants, révélant que la stabilité perçue reposait sur des hypothèses implicites fragiles.
Concentration sur certains marchés
Un autre cas porte sur un portefeuille institutionnel dont la liquidité reposait en grande partie sur quelques marchés très actifs. Avant l’épisode de stress, cette concentration paraissait rationnelle. Après, lorsque plusieurs acteurs ont cherché à vendre les mêmes actifs, la profondeur habituelle s’est réduite, rallongeant les délais de cession possibles.
Contraintes opérationnelles sous-estimées
Je présente également un exemple où une contrainte opérationnelle, jugée secondaire en période calme, a pris une importance disproportionnée lors d’un épisode de tension. Un simple décalage de règlement a suffi à compliquer la gestion de trésorerie sur quelques jours critiques.
Interprétation des scénarios
Enfin, j’évoque un cas où les scénarios de stress existants ont été utiles, mais interprétés avec trop de confiance. Les trajectoires réelles se sont écartées des hypothèses, rappelant que past performance does not guarantee future results et que les modèles ne doivent jamais être pris pour des promesses.